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Filtrer le SPAM (épisode 3)

Comme nous l’évoquions au mois de Janvier 2008 dans nos deux premiers épisodes, nous faisions de l’éradication massive du SPAM l’une de nos bonnes résolutions de la Nouvelle Année qui venait de commencer, tellement les courriers non sollicités avaient dépassés fin 2007 les limites du supportable pour ceux d’entre vous qui nous confient la gestion de votre courrier électronique et dont l’adresse e-mail est très exposée (car publiée ça et là) et/ou très ancienne (voir Episode 1).

Si nous avons eu de nombreux retours positifs quant aux effets bénéfiques nos conseils de janvier (voir Episode 2), l’hyper-activité des spammeurs a eu tôt fait de contre-balancer en tout ou partie le gain de tranquillité qui résultait de nos actions : si nos initiatives ont diminué significativement le SPAM, le volume de SPAM global d’un point de vue planétaire s’est donc encore accru.

Nous évoquions en début d’année notre scepticisme à l’égard des applicatifs anti-spam installés sur les serveurs pour filtrer le SPAM parce qu’ils ont tendance à considérer parfois de « bons courriers » comme des missives indésirables. Et finalement comme les mesures mises en place à l’époque permettaient de ramener la quantité de SPAM à trier à une valeur raisonnable, il n’y avait pas lieu d’explorer davantage cette piste.

Mais comme on l’a vu, le SPAM progresse encore, et filtrer quelques SPAMs de plus par une analyse sémantique devient maintenant une aide non négligeable pour chacun quand il dépouille son courrier.

Comme il est hors de question de mettre à la poubelle des courriers entrants étant donné les « ratés » d’analyse que nous évoquions dès alors, c’est vers une solution intermédiaire que nous nous sommes tournés, en complément de nos mesures de janvier, pour détecter quelques SPAMs de plus.

Pour la rendre acceptable et sans risque de perte de courrier, l’analyse sémantique a été activé sur nos serveurs, mais sans son option destructive. Les messages suspectés comme pouvant être potentiellement des SPAMs par le système de détection vous sont donc maintenant envoyés après que la mention « ***SPAM*** » ait été ajoutée dans le sujet du message suspect.

Cela vous permet d’identifier visuellement plus facilement les quelques spams étant passés à travers nos autres systèmes de filtrage, et éventuellement de créer un filtre sur votre gestionnaire de courrier préféré pour stocker les messages qui contiennent « ***SPAM*** » dans l’intitulé de sujet au sein d’un dossier de quarantaine, pour revue a posteriori afin de sauver un éventuel « faux positif « .

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